Sareco - Mobilité et Stationnement
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Comme tout service marchand, le stationnement est soumis à la loi du marché et le niveau de demande dépend notamment des tarifs pratiqués. Cependant les conditions dans lesquelles s'exercent ces lois du marché sont assez particulières


P. CARLES - J. DELCROIX


Comme tout service marchand, le stationnement est soumis à la loi du marché et le niveau de demande dépend notamment des tarifs pratiqués. Cependant les conditions dans lesquelles s'exercent ces lois du marché sont assez particulières :

  • Les places sur voirie sont généralement préférées a priori aux places de parkings publics hors voirie et pour la plupart, les usagers ne fréquentent ces derniers que parce qu'ils ne peuvent pas stationner.
  • La position d'un parking est assez monopolistique : la concurrence n'est effective qu'à faible distance (moins de 400 ou 500 m) et la construction d'un nouveau parc public est une opération lourde.
    Dans ce contexte, les lois de l'équilibre de l'offre et de la demande deviennent relativement complexes.
    Il est alors intéressant de bien connaître l'impact des tarifs sur la demande si l'on veut optimiser l'usage d'intérêt public que constituent les parkings.

Schéma élémentaire

Dans un contexte donné, l'évolution de la demande de stationnement d'une catégorie d'usagers en fonction du niveau de tarif peut, en première approximation, être schématisée par la courbe ci-après, qui peut s'interpréter comme suit :

  • Au départ, l'introduction du péage décourage un certain nombre d'usagers qui refusent viscéralement de payer (partie A de la courbe).
  • Ensuite apparaît un palier proche de l'horizontale où les usagers sont plutôt insensibles au niveau du tarif tant que celui-ci reste inférieur à un seuil T1 (partie B de la courbe).
  • A partir de là, le tarif augmentant jusqu'à une valeur T2, la demande décroît rapidement, sans que la forme de la courbe dans l'intervalle tarifaire T1 T2, soit bien connue. Dans la suite, pour des raisons de simplicité de présentation, nous assimilerons cette courbe à une droite (partie C de la courbe).
  • Enfin la demande diminue lentement pour s'annuler en T3 : certains usagers, très opulents ou très captifs peuvent accepter des dépenses de stationnement très élevées (partie D de la courbe).

Exemple : En décembre 1998, au Hilton du Caire, un étage entier du parking de l'hôtel, était loué à longueur d'année pour les besoins propres d'un client qui occupait par ailleurs un étage de l'hôtel. Cet étage de parking loué privativement, d'une capacité d'une centaines de places, était utilisé à moins de 50%.